Immersion en terres cap-verdiennes

« Petit pays que j’aime beaucoup » c’est ce que chantais Césaria Evora en rendant hommage à son Cap-Vert. Une mélodie qui résonne en moi. Est-ce Césaria qui m’a insufflée l’amour de son petit pays au travers ses chansons ? Est-ce le caractère volcanique qui m’attire, en lien avec mes racines auvergnates ? est-ce l’âme lusitanienne qui est inscrite dans mes gènes ? ou est-ce tout simplement le récit de collègues cap-verdiens? Ne me demandez pas ! certainement un peu de tout ça. Les iles cap verdiennes exercent une évidente fascination sur moi.

Sur les pas de Césaria

Cap sur cet archipel méconnu, un territoire portugais composé de 10 iles volcaniques au large du Sénégal. Atterrissage sur l’ile de Sao Vincente à Mindelo, capitale culturelle du Cap-Vert et patrie de Césaria Evora. Je pars déambuler au hasard de la ville, sa baie une ancienne caldeira, son port, sa plage. Mindelo évoque la musique et la fête, un air de petit brésil avec une architecture d’influence britannique. Je flâne sur les pas de Césaria.

Embarquement pour San antao

C’est la 2ème plus grande ile de l’archipel, et surtout la plus montagneuse aux reliefs escarpés entre mer et montagne. C’est parti pour 6 jours de petites randonnées accompagnées d’un guide cap-verdien à la découverte d’une ile sauvagement authentique. Une découverte de vallées verdoyantes, de paysages désertiques, de hameaux perchés, de plages de sable noir. Une ile de contrastes qui se laisse découvrir au fil de randonnées. Chacune de nos excursions pédestres est un hymne aux rencontres avec la population locale. Chacune de nos marches est rythmée par des visages, des sourires. Des randonnées contemplatives empreintes d’échanges et de partage.

 

Cuisine cap-verdienne

La vie paysanne est le quotidien des vallées avec des cultures tropicales : champs de canne à sucre, bananeraie, papayers, arbres à pain, ignames maniocs, patates douces ect…

Comme les « lévadas »  à Madère, les cap-verdiens ont creusé et construit ces petits canaux permettant d’acheminer l’eau et d’irriguer culture et plantation. La moindre parcelle de terre est cultivée. Près des villes côtières, c’est l’effervescence au retour de pêche. A la barre de petite embarcation, les locaux risquent leur vie pour vendre le fruit de la pêche. Les diners chez l’habitant ont  régalé mes papilles avec des saveurs nouvelles et d’influence africaine. On mange bien au Cap-Vert, une cuisine simple et généreuse. Le plat national : la catchupa. La boisson emblématique : le grog avec des productions artisanales au cœur des vallées.

Prendre le temps, découvrir, gouter, partager, échanger, sentir, ressentir, vivre le Cap-Vert . Ce voyage dans le quotidien des cap-verdiens m’a plongé dans cet âme lusitanienne. Une culture attachante à mi-chemin entre l’Europe et l’Afrique. Des paysages naturels et une authenticité rare. Je rêve d’y retourner, découvrir d’autres iles, d’autres lieux, gravir le volcan Fogo.

Evadez-vous avec notre rubrique Escapades !


Patricia

Propriétaire d’une maison d’hôtes dans le Val d’Hérens, ma vallée de cœur et d’adoption, je voyage avec mes hôtes à travers nos échanges. Epicurienne de la vie, je me nourris de mes passions : randos, photos et plus encore ! Je blogue un peu et aime à partager mes découvertes tout azimut. Je suis une inlassable curieuse. Nature et terroir, patrimoine et tradition sont mes mots préférés !

Discutons !